Posté par Paul-Robert TAKACS le 17 janvier 2014

Pour commencer, démistifions : peu de plantes n’ont pas de fruits ! Toute plante à fleurs donne des fruits ! Ce n’est certes pas le cas des Mousses, Fougères & Conifères.

L’usage veut qu’on appelle dans nos régions « fruitiers » seulement ces ligneux qui donnent de gros fruits juteux : Pommiers, Poiriers, Pruniers… Exit les arbres et arbustes dont les fuits sont juteux mais plus discrets et exit a fortiori celles dont les fruits sont secs.

Il serait pourtant tellement plus moderne (et conforme aux principes d’un jardinage ou paysagisme écologique), d’étendre la notion de fruitiers à des ligneux à fruits charnus plus petits et a fortiori natifs de nos régions :

arbres
• Crataegus laevigata / Aubépine épineuse
• Crataegus monogyna / Aubépine à un style
• Frangula dodonei / Bourdaine
• Prunus mahaleb / Cerisier de Sainte-Lucie
• Prunus padus / Merisier à grappes
• Sorbus aria / Alisier blanc
• Sorbus aucuparia / Sorbier des oiseleurs
• Sorbus domestica / Cormier

arbustes
• Amelanchier ovalis / Amélanchier
• Berberis vulgaris / Épine-vinette
• Cornus mas / Cornouiller mâle
• Cornus sanguinea / Cornouiller sanguin
• Daphne laureola / Daphné lauréole
• Evonymus europaeus / Fusain d’Europe
• Hippophae rhamnoides / Argousier
• Ligustrum vulgare / Troène
• Lonicera xylosteum / Camérisier à balais
• Mespilus germanica / Néflier d’Allemagne
• Prunus spinosa / Prunelier
• Rhamnus cathartica / Nerprun purgatif
• Ribes rubrum / Groseiller
• Ribes uva-crispa /Groseiller à mâquereaux
• Rubus idaeus / Framboisier
• Ruscus aculeatus / Fragon petit-houx
• Sambucus nigra / Sureau noir
• Sambucus racemosa / Sureau rouge
• Vaccinium myrtillus / Myrtiller
• Viburnum lantana / Viorne lantane, V. mancienne
• Viburnum opulus / Viorne obier

arbustes sarmenteux
• Rosa canina / Églantier
• Rubus fruticosus / Roncier

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REGARDS CROISES SUR L’ECOLOGIE URBAINE ou : là ou croît le péril, croît aussi ce qui sauve

Posté par Paul-Robert TAKACS le 16 janvier 2014

par Isabelle ARTUS
article publié le vendredi 10 janvier 2014 sur RFI (http://www.rfi.fr)

Alors que 70 % de la population mondiale sera citadine en 2050, de gros enjeux se jouent déjà autour de l’écologie urbaine. Hier considérée comme élément de destruction de la nature, la ville devient, selon le Centre national de recherche scientifique, un acteur incontournable des biodiversités régionales et nationales en France. Explications avec Nathalie Blanc, directrice de recherche au CNRS et Nathalie Daclon, conseillère auprès de l’adjointe au Maire de Paris, chargée des espaces verts.

L’écologie urbaine suit les principes du développement durable et des sciences écologiques appliquées au milieu urbain ou périurbain. Elle vise à limiter et réparer les impacts environnementaux en ville, favoriser la biodiversité, améliorer le cadre et la qualité de vie des habitants. Ses principaux domaines d’activité sont liés au climat, à la biodiversité, à la consommation énergétique, aux transports dits « doux ». Leur liste est variée et ne cesse de s’enrichir.

Un champ de recherches diversifié

Pour Nathalie Blanc, directrice de recherche au Centre national de recherche scientifique (CNRS, laboratoire Dynamiques sociales et recomposition des espaces), dès les années 1970 et plus encore depuis les années 1990, l’écologie urbaine « représente un champ d’investigations et de recherches qui n’a cessé de se diversifier », qui se résume pour ce qui la concerne à cette question : « En quoi le vivant (biodiversité, ndlr) peut-il participer d’une qualité de vie urbaine et améliorer la qualité de l’air, du climat ? D’autres collègues s’intéressent au métabolisme urbain et évaluent si la ville est économe, poursuit-elle. Dernièrement, nous avons développé un gros programme: le Programme interdisciplinaire de recherche ville et environnement, avec plus de 40 projets financés sur le métabolisme urbain, la qualité des eaux, etc. »

La biodiversité dans d’autres villes européennes

« Paris est essentiellement minérale. C’est la ville la plus dense d’Europe », souligne Natali Blanc – la densité représentant le nombre de mètres carrés habitables rapporté à la superficie totale d’un quartier. « Le 11e arrondissement est le plus dense de la capitale », poursuit-elle, précisant qu’à Paris, les aménagements de biodiversité sont « plus symboliques qu’écologiques – au sens scientifique ». Selon de nombreux écologues, explique-t-elle, « la plus value à aménager ces espaces dans la ville, en terme de biodiversité, est dérisoire au regard de grands espaces naturels ou d’autres villes comme Berlin, beaucoup plus « végétalisée », ou même Londres, qui a des espaces naturels beaucoup plus vastes en cœur de ville. »

Elle ajoute : « Cela n’empêche pas que ce soit important de faire des choses à la fois pour retisser l’aménagement de Paris avec son environnement en trouvant tous les moyens de le faire. C’est aussi une réponse à la demande sociale qui réclame beaucoup de jardins à Paris, de toits « végétalisés ». Des requêtes qui «émanent des associations, auxquelles répond la municipalité d’une manière ou d’une autre, grâce aussi à des élus particulièrement volontaires au sein du cabinet de Bertrand Delanoë, qui ont porté le Plan biodiversité ».
 

Un Plan biodiversité à la Mairie de Paris

Le maire de Paris, Bertrand Delanoë, écrit en préambule du Plan Biodiversité de Paris, adopté en 2011: « La protection de la biodiversité est essentielle à notre avenir collectif. A toutes les échelles, les citoyens comme les États, les associations internationales ou les collectivités territoriales doivent désormais agir pour bâtir la ville du 21èsiècle, mieux concilier développement urbain et préservation de la biodiversité ».

Le Plan biodiversité de Paris est un ambitieux programmes de 30 mesures qui se décline sur trois grands axes : premièrement, renforcer les continuités écologiques, deuxièmement, mieux intégrer la biodiversité dans le développement durable de Paris et troisièmement développer et fédérer la connaissance, porter les messages, notamment à travers l’observatoire de la biodiversité.

Les services éco-systémiques de la nature
« La nature rend des services », rappelle Nathalie Daclon, conseillère auprès de l’adjointe au Maire de Paris chargée des espaces verts, « les services éco-systémiques comme le rafraichissement des villes, la réduction d’îlot à effet de chaleur urbaine. Une différence de huit degrés a déjà été relevée entre Paris intra-muros et la banlieue, précise-t-elle. Il s’agit donc d’adapter la ville au changement climatique. Un autre service de la nature en ville : l’impact de la végétation sur la rétention d’eau qui permet de réduire le retraitement de l’eau ».

Les trames vertes et bleues, espaces de biodiversité

« La trame verte et bleue vise d’abord à éviter de perdre de la biodiversité », explique Nathalie Blanc. « Pour cela, l’écologie du paysage dit qu’il faut relier des espaces « végétalisés » entre eux pour faire en sorte que cette biodiversité, cette diversité des espèces, qui est fonctionnelle dans le sens où elle se reproduit, ait le maximum d’espace pour pouvoir circuler ». Et de rappeler que la loi Grenelle de l’environnement de 2009 « a mis en place un projet de trame verte et bleue qui doit d’abord se concrétiser au niveau régional. Cinq corps se réunissent dont des associatifs, des scientifiques, des élus, des syndicats, pour travailler à l’élaboration d’un schéma dessinant ce que seront ces trames vertes et bleues ».
Par la suite, le Schéma régional de cohérence écologique (SRCE) sera appliqué par les villes et les départements : « Il y a deux projets de trames vertes à Paris : sur les Batignolles, dans le cadre de la ZAC, et vers le Pré-Saint-Gervais. Mais, indique-t-elle, toute la question de la continuité se joue avec le périphérique qui constitue une vraie rupture en terme de dispersions des espèces ». Et de conclure : « Il ne s’agit plus de traiter un souci écologique uniquement local, de mettre de la nature dans la ville avec des jardins et des toits « végétalisés », mais de réinscrire la ville dans son environnement au sens très large du terme par des continuités. C’est à cette échelle que se pense maintenant la question de la nature dans la ville ».

L’enjeu électoral de la petite ceinture

Représentant 55 hectares ou 23 kms de linéaire, la petite ceinture parisienne était récemment l’« objet de concertation en interne», confie Nathalie Daclon, du cabinet de Fabienne Giboudeaux, adjointe au Maire de Paris chargée des Espaces verts et de la biodiversité. « Les tunnels représentent 40 % du linéaire. C’est un territoire unique à inventer. Un enjeu de la prochaine mandature », confie-t-elle. Et Nathalie Blanc d’ajouter : « Cela nous mène à la question du coût du foncier. Ce coût est énorme et tout espace laissé libre est sujet à discussions. J’ai fait partie du groupe de débats public sur la petite ceinture, confie-t-elle, chacun y allait de son droit d’usage : est-ce qu’il faut le maintenir en transport ? Pour les associations ? Pour préserver la biodiversité ? Deux kilomètres, ce n’est pas énorme, ajoute-t-elle, mais c’est beaucoup dans le contexte de densité parisien.

L’économie verte, les métiers du « vivant »

Est-ce que l’économie verte rapporte ? « C’est une question très importante, estime Nathalie Blanc. Aujourd’hui, en particulier au CNRS, quand on parle de projet d’avenir en terme de recherche et de développement, la question principale est celle de l’éco-ingénierie, de la bio-ingénierie, de toute cette ingénierie du vivant et du végétal. Cela fait partie de l’économie verte. On ne parle plus de « vivant », mais de système végétalisé, lié à des pépiniéristes, des généticiens qui créent de nouvelles espèces pour des usages particuliers – ce qui peut être le cas pour les toits végétalisés. Derrière ce végétal à Paris, se cachent plein de forces contradictoires. »
 
Les plantes au service de la ville
 
Au CNRS, des études sont conduites sur le type de plantes à implanter sur les toits : « Peu demandeuses en eau, assez auto-suffisantes, plutôt chargées d’isoler le bâtiment de la chaleur et du froid, précise Nathalie Blanc. Au 19è siècle, les villes utilisaient le végétal comme du mobilier urbain. Nous poursuivons en quelques sortes cette tradition d’instrumentalisation du végétal pour répondre à des préoccupations urbaines de type îlot de chaleur urbain ou imperméabilisation des surfaces ».
 
Le potentiel biodiversité des toits végétalisés
 
« La création de sept hectares de toits végétalisés d’ici 2020, où au moins quinze jardins ouverts au public, a été votée en 2011 par le Conseil de Paris, précise Nathalie Daclon. Il s’agit de toits privés ou d’habitats sociaux. Des expérimentations sont aussi menées comme sur le toit-terrasse du bâtiment des services de la direction des Espaces verts et de l’environnement, au 103, avenue de France, dans le 13è arrondissement. Elles suivent l’évolution des végétaux destinés à couvrir les toitures, les couvertures de voirie ou tout autre espace public dépourvu de terre ».
Dans son étude d’avril 2013 sur le potentiel de végétalisation des toitures terrasses à Paris, l’Atelier parisien d’urbanisme, l’APUR, partenaire de la Ville de Paris, révèle que « face à un foncier rare, la végétalisation représente un des axes majeur du Plan de Biodiversité et un des leviers d’adaptation de la ville au changement climatique. » Toujours selon l’APUR, « la végétalisation des toitures représente un potentiel total de 460 hectares ; 80 hectares pourraient le devenir rapidement – les toitures plates de 3 000 bâtiments – et les 380 restants demandant des adaptations plus conséquentes en complément des 44 ha déjà végétalisés. »
 
« Là ou croît le péril, croît aussi ce qui sauve »
 
Pour conclure sur une note à la fois grave et pleine d’espoir, citons l’astrophysicien et philosophe Hubert Reeves, grand défenseur et vulgarisateur hors pair du vivant : « Pollution, menaces sur la biodiversité, réchauffement climatique, la terre est en péril. Mais là ou croît le péril, croît aussi ce qui sauve. »

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plantes régionales des sols mouillés

Posté par Paul-Robert TAKACS le 26 novembre 2013

Alisma plantago-aquatica / Plantain d’eau commun / 62

Butomus umbellatus / Butome en ombelle / 73

Carex davalliana / Laîche de Davall / 79

Mentha pulegium / Menthe pouliot / 116

Sagina subulata / Sagine subulée / 130

 

Extrait du document « Guide des plantes natives du Bassin Parisien produites par la Ville de Paris », publié sur : http://blogs.paris.fr/casepasseaujardin/2013/11/20/planter-des-vegetaux-indigenes-dile-de-france/ 

Les numéros renvoient aux fiches descriptives illustrées de chaque espèce.

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plantes régionales des prairies humides à fraîches

Posté par Paul-Robert TAKACS le 26 novembre 2013

Achillea ptarmica / Achillée sternutatoire / 59

Ajuga genevensis / Bugle de Genève / 60

Ajuga reptans / Bugle rampante / 61

Calamagrostis epigejos / Calamagrostide commun / 74

Carex pendula / Laîche à épis pendants / 80

Centaurea jacea subsp.nigra / Centauré noire / 81

Centaurea scabiosa / Centaurée scabieuse / 82

Crataegus monogyna / Aubépine à un style / 4

Filipendula ulmaria / Reine des prés / 91

Galium verum / Gaillet vrai / 93

Hypericum perforatum / Millepertuis perforé / 99

Jasione montana / Jasione des montagnes / 103

Juncus effusus / Jonc à inflorescences éparses / 104

Juncus inflexus / Jonc glauque / 105

Lathyrus pratensis / Gesse des près / 107

Mentha suaveolens / Menthe à feuilles rondes / 117

Origanum vulgare / Origan commun / 118

Primula veris / Primevère officinale / 126

Primula vulgaris / Primevère acaule / 127

Silene flos-cuculi / Lychnide fleur de coucou / 136

Symphytum officinale / Grande consoude / 140

 

Extrait du document « Guide des plantes natives du Bassin Parisien produites par la Ville de Paris », publié sur : http://blogs.paris.fr/casepasseaujardin/2013/11/20/planter-des-vegetaux-indigenes-dile-de-france/ 

Les numéros renvoient aux fiches descriptives illustrées de chaque espèce.

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plantes régionales des pelouses calcaires

Posté par Paul-Robert TAKACS le 26 novembre 2013

Briza media / Amourette / 72

Campanula glomerata / Campanule agglomérée / 76

Cornus mas / Cornouiller mâle / 28

Cornus sanguinea / Cornouiller sanguin / 29

Festuca ovina / Fétuque des moutons / 90

Helianthemum apenninum / Hélianthème des Apennins / 95

Pulsatilla vulgaris / Anémone pulsatille / 128

Rosa pimpinellifolia / Rosier pimprenelle / 42

Salvia pratensis / Sauge des prés / 131

Scabiosa colombaria / Scabieuse colombaire / 133

Stipa pennata / Stipe de France / 139

 

Extrait du document « Guide des plantes natives du Bassin Parisien produites par la Ville de Paris », publié sur : http://blogs.paris.fr/casepasseaujardin/2013/11/20/planter-des-vegetaux-indigenes-dile-de-france/ 

Les numéros renvoient aux fiches descriptives illustrées de chaque espèce.

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AVANTAGES DE LA FLORE NATIVE / INCONVENIENTS DES ESPECES EXOGENES ET VARIETES HORTICOLES

Posté par Paul-Robert TAKACS le 19 novembre 2013

  • les variétés horticoles (hybrides, etc.) ont des pièces florales en général très transformées :
  1. pièces nectarifères altérées voire absentes > qualités nutritives diminuées vis-à-vis des nectarivores ;
  2. pièces mâles (étamines) modifiées (transformées en staminodes ou, chez les variétés à fleurs doubles, en pétales surnuméraires…) voire supprimées > capacité de fécondation diminuée voire annulée
  3. pièces femelles (carpelles) modifiées (transformées en pétales surnuméraires chez les variétés à fleurs doubles) voire supprimées > capacité de reproduction sexuée diminuée voire annulée ; qualités nutritives diminuées vis-à-vis des frugivores et/ou granivores

 

  • les chenilles des papillons ont un régime alimentaire spécialisé, à base de plantes régionales : elles ne mangent en général que quelques espèces végétales d’une région. Cultiver des espèces importées d’ailleurs et/ou des variétés horticoles affame certaines chenilles : le cycle de développement chenille > papillon est altéré ou interrompu.

 

  • la chenille de la Thécla du bouleau, petit papillon marron, malgré son nom, se nourrit exclusivement de feuilles d’arbres & arbustes du genre Prunus, comme les Merisiers, Cerisiers, Pruniers, Prunelliers… Quand la chenille, vert tendre, se laisse attirer à l’odeur par des Cerisiers du Japon, elle risque fortement la mort par défaut de camouflage sur les jeunes feuilles rougeâtres. D’où la raréfaction de la Thécla du Bouleau :-(

 

  • plusieurs espèces à l’origine étrangères à une région, arrivées artificiellement et non pas par leurs moyens propres (naturels), se sont complètement installées, intégrées dans les paysages à destination : on parle de naturalisation quand il y a sexualité complète et efficace, avec ressemis naturels, y compris des lieux d’entrée de l’espèce. Notamment parce qu’elles ont été importées sans leurs antagonistes naturels (herbivores, pathogènes, concurrents végétaux…), la présence de certaines espèces naturalisées peut poser des problèmes écologiques. Quand une plante étrangère s’installe et prolifère dangereusement dans une région, on la qualifie de plante invasive. Une espèce invasive est susceptible de :
  1. devenir fortement concurrentielle pour la flore native, par des jeux de compétition pour les habitats, pour les ressources, y compris par le biais d’une toxicité plante / plantes : c’est par exemple le cas de la Renouée du Japon, Fallopia japonica, allélotoxique ;
  2. constituer un danger pour la faune native, par exemple à cause d’une toxicité plante / animaux : c’est par exemple le cas du Raisin d’Amérique, Phytolacca americana, indigeste à mortelle en fonction des quantités ingérées et des espèces herbivores (cf. hémorragies intestinales chez des Cervidés de nos régions) ;
  3. modifier la dynamique des écosystèmes : c’est par exemple le cas du fonctionnement des milieux humides et aquatiques, notamment en cas d’invasion par les Jussies. La prolifération de la plante constitue un voile sur les berges et à la surface de l’eau. Les plantes submergées ne peuvent plus faire la photosynthèse : par manque d’oxygène, le milieu aquatique devient asphyxique : la biodiversité aquatique régresse. Les chaînes alimentaires sont altérées. En fin de saison, la biomasse végétale pourrit et génère du gaz méthane, gaz à effet de serre (GES) plus virulent encore que le CO²

 

  • les espèces natives d’une région sont naturellement les plus adaptées aux conditions de sol (pédologiques), de climat, de gestion des ravageurs :-)

 

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Posté par Paul-Robert TAKACS le 19 novembre 2013

Les floraisons tardives (Asters…), mais surtout les colorations automnales et les fructifications des arbres et arbustes !

colorations automnales des arbres (dessin Paul-Robert TAKACS)

colorations automnales des arbres (dessin Paul-Robert TAKACS)

 

arbres :

- les Érables, Acer sp.pl.

- les Arbousiers, Arbutus unedo, A. x andrachne…

- les Amélanchiers, Amelanchier sp.pl.

- l’Arbre au caramel, Cercidiphillum japonicum

- les Aubépines, Crataegus sp.pl.

- l’Arbre aux quarante écus, Ginkgo biloba

- Hamamelis sp.pl.

- le Copalme d’Amérique, Liquidambar styraciflua

- les Pommiers, Malus sp.pl.

Nyssa sylvatica

- la Parrotie de Perse, Parrotia persica

- les Sorbiers, Sorbus aucuparia, S. aria, S. torminalis…

- les Viornes, Viburnum sp.pl.

 

arbustes :

- les Amélanchiers, Amelanchier sp.pl.

- les Epines-vinettes, Berberis thunbergii

- Callicarpa bodinieri et plus particulièrement la variété ‘Profusion’, couverte de fruits

- les Cornouillers, Cornus sanguinea, Cornus kousa,…

- l’Arbre à perruques, Cotinus coggygria

- les Cotonéasters, Cotoneaster adpressa, C. lacteus…

- les Fusains, Evonymus europaeus…

Hamamelis sp.pl.

- le Buisson ardent, Pyracantha coccinea

 

grimpantes ligneuses :

- le Jasmin d’hiver, Jasminum nudiflorum

 

herbacées :

- les Aster

- les Chrysanthèmes

- les Cyclamens, Cyclamen hederifolium

- les Graminées

- Nerine bowdenii

- Schizostylis coccinea

 

 

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Posté par Paul-Robert TAKACS le 19 novembre 2013

L’hiver est un moment de repos pour le jardin (donc pour les jardiniers) : c’est le moment de faire un bilan sur les réussites, les erreurs… pour pouvoir progresser !

OUTILLAGE & MATÉRIEL DE JARDIN

- videz les pots où les plantes sont mortes etc. et lavez-les dans une bassine contenant de l’eau chaude avec de la lessive Saint-Marc ; ensuite, rincez ;

- quand vous pensez en avoir fini avec eux, nettoyez les outils et rangez-les à l’abri de l’humidité ;

- nettoyez très soigneusement, à l’eau additionnée d’un peu de liquide vaisselle, les scies d’élagage.

PRENEZ SOIN DU SOL !

- quand le sol est gonflé d’eau après tant de pluies, il faut éviter de marcher dessus : il se compacterait durablement car les particules du sol se colleraient les unes aux autres. Attendez soit que le sol soit soit ressuyé, soit gelé, pour faire un tour au jardin. Et si vous ne pouvez pas attendre, ne sortez pas des sentiers battus !

- c’est aussi une erreur d’enfouir en automne / hiver, dans le sol, du compost : à cause de l’eau contenue et de la baisse d’activité des décomposeurs, le compost fermenterait au lieu d’être transformé en humus ! Le compost doit être apporté en surface et être incorporé par un griffage léger : les lombrics et micro-organismes termineront le travail !

- a fortiori au potager, mais pas seulement, évitez de laisser de la terre nue, à disposition des mauvaises herbes et à la merci des fortes pluies qui la dégraderaient. Si vous n’avez pas prévu une couverture (engrais verts…) apportez un peu de compost en surface ; paillez de feuilles mortes assez molles ou broyées et/ou la dernière tonte de pelouse ; en fin d’hiver, il suffira d’enlever les éléments du paillage qui n’auront pas été incorporés au sol par les décomposeurs.

- les terres argileuses gagnent à être travaillées à l’entrée de l’hiver : décompactées en grosses mottes grâce à un outil à dents (grelinette…),  le gel / dégel de l’eau retenue par l’argile vont finir de l’émietter en la fissurant avant la fin de l’hiver. Rappel : on travaille à la grelinette en enfonçant l’outil le plus profondément possible et toujours en reculant (pour ne pas marcher sur la terre déjà travaillée) ; autant que faire se peut, on profite de ce travail pour débarrasser la terre des mauvaises herbes qui traînent.

GAZON

Faites une dernière tonte mais sans ramassage.

PLANTATIONS

- finissez de planter les bulbes à floraison printanière ;

- finissez de planter les bisannuelles ;

- on peut planter des arbres ou des arbustes aussi longtemps que le sol n’est pas gelé : on dit bien en effet « à la Sainte-Catherine tout bois prend racine ! » Et la Ste-Catherine c’est le 25 novembre.

- c’est par exemple le meilleur moment pour planter des rosiers : préférez-les à racines nues (moins « assistés » que ceux produits en conteneurs). En terre légère, incorporez de l’argile émiétée (1/2 seau / rosier), une bonne pelletée de compost et une poignée de poudre de corne.

ARBUSTES

- désherbez le pied à la griffe (ce qui participera à aérer le sol) et finissez d’enlever les racines des « mauvaises herbes » ; incorporer une bonne pelletée de compost à la griffe ; paillez avec un broyat grossier type BRF. Pour les arbustes affaiblis, on peut donner un coup de pouce en garnissant des trous de 10 cm de profondeur, pratiqués tous les 15 cm autour du pied, d’un mélange de 3/4 compost & 1/4 corne broyée ;

- si des arbustes doivent être taillés, c’est le bon moment, car les oiseaux n’ont pas commencé à faire leur nid ;

- tailler à mi-hauteur les rosiers arbustifs.

VIVACES

- on peut tailler les vivaces qui ont terminé leur floraison, telles que les Asters, à 10 cm du sol ; mais on peut aussi les laisser passer l’hiver, et se décorer de givre, pour ne les couper qu’au printemps.

AU POTAGER

- récoltez les dernières chicorées frisées et plates ;

- buttez les artichauts contre le froid ;

- repiquez les derniers choux pour le printemps ;

- repiquez la laitue d’hiver (‘Val d’Orge’, ‘Merveille d’hiver’, ‘D’hiver de Verrières’, ‘Passion brune’, ‘Hâtive Erstling’) à récolter à partir de mars-avril : en pleine terre le long d’un mur exposé au sud, avec un voile d’hivernage en cas de risque de gel, ou, à défaut, sous un châssis ou un tunnel non hermétique ;

- plantez l’ail ;

- sous climat doux, semez déjà les fèves et les pois à grain rond  !

- enlevez les tuteurs des tomates et nettoyez-les à la brosse à l’eau savonneuse ;

- brulez tous les résidus porteurs de maladies : ne les compostez surtout pas !

- dans les sols argileux, bêchez la terre, mais sans la retourner ! Dans les sols limoneux, n’intervenez que vers la fin de l’hiver ;

AU VERGER

- les arbres atteints de moniliose ou de cloque recevront un traitement à base de cuivre avant la chute des feuilles et un second après ; supprimez tous les fruits momifiés ; incinérez les feuilles ;

- chez les arbres atteints de tavelure, ramassez et incinérez les feuilles, qui sont la principale source de contamination ;

- pour supprimer les parasites hivernant sous l’écorce et prévenir les maladies cryptogamiques, badigeonnez les troncs et départs de branches : étalez au pinceau un mélange fait d’argile (5 kg), bouse de vache (3 kg) et accessoirement lithothamne (500 g), silicate de soude (1/2 l), cendre de bois (500 g) et un peu d’huile végétale ;

- commencez la taille des pommiers & poiriers.

A LA CAVE

Surveillez les pommes de terre et autres légumes entreposés, ainsi que les fruits de conservation : jetez ceux qui sont abîmés.

BALCONS & TERRASSES

- on arrose les plantes en pots et plus particulièrement celles à feuillage persistant, de manière modérée, et uniquement par temps durablement doux et sec ;

- rapprochez les pots des murs, où ils seront plus protégés du froid ; concentrez-les pour qu’ils se protègent mutuellement ; entourez les pots de papier journal, voile d’hivernage… et décollez-les des dalles par des cales en bois, pour éviter que le froid de la dalle n’y monte.

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PRAIRIES (FLEURIES)

Posté par Paul-Robert TAKACS le 26 novembre 2012

Une prairie tondue s’appelle une pelouse – imitation du travail des herbivores dans une prairie ou alpage pâturés.

Une pairie est, dans la nature, diversement fleurie, en fonction de sa composition.

Quand la majorité des espèces constitutives est due à des Graminées, l’aspect est celui qu’évoque le mot même de prairie.

Quand la proportion des plantes à fleurs chatoyantes augmente, avec notamment des Dicotylédones, desquelles les producteurs proposent différents mélanges, c’est l’aspect prairie fleurie qui s’impose :

PRAIRIES (FLEURIES) dans pelouses, gazons & prairies 386419_519252644753529_1920687411_n-300x200

Quand la proportion, inversée depuis le premier cas, minimise les Graminées, différents effets sont obtenus, en fonction notamment de la composition en herbacées annuelles, bisannuelles ou vivaces. Ces mélanges vont du gazon japonais (qui n’est pas spécialement composé d’espèces japonaises) à des prairies d’alpage (quand la région le permet, c’est quand même le nec plus ultra) :

prairie d'alpage dans les Alpes

prairie d'alpage dans les Alpes

Du point de vue environnemental, la composition la plus pertinente est celle faite de mélanges de graines de plantes indigènes : dans l’exemple ci-dessus, il n’y a d’indigènes que les Bleuets / Centaurea cyanus.

Une prairie sur une base de Graminées est intéressante : parce qu’elle peut être plus facilement convertie en pelouse, pour un rôle de nutrition de toute une gamme de Granivores, pour un aspect plus naturel, pour sa rusticité, pour son évolution vers mieux d’année en année, à l’opposé des autres produits.

 

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UN GAZON RÉSISTANT AU SEC

Posté par Paul-Robert TAKACS le 16 novembre 2012

Festuca ovina : l'une des espèces les plus endurantes face à la sécheresse

Festuca ovina : l'une des espèces les plus endurantes face à la sécheresse

Les espèces les plus résistantes à la sécheresse sont le Pâturin des prés Poa pratensis et surtout les fétuques, Festuca : semez des proportions élevées de fétuque rouge F. rubra, fétuque ovine F. ovina & fétuque élevée F. aruninacea.

Une précaution à prendre quand un épisode sec s’annonce, ou juste avant une absence prolongée : pensez à couper l’herbe assez haut et privilégiez les machines qui laissent la tonte finement broyée en mulch sur la pelouse.

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