AVANTAGES DE LA FLORE NATIVE / INCONVENIENTS DES ESPECES EXOGENES ET VARIETES HORTICOLES

Posté par Paul-Robert TAKACS le 19 novembre 2013

  • les variétés horticoles (hybrides, etc.) ont des pièces florales en général très transformées :
  1. pièces nectarifères altérées voire absentes > qualités nutritives diminuées vis-à-vis des nectarivores ;
  2. pièces mâles (étamines) modifiées (transformées en staminodes ou, chez les variétés à fleurs doubles, en pétales surnuméraires…) voire supprimées > capacité de fécondation diminuée voire annulée
  3. pièces femelles (carpelles) modifiées (transformées en pétales surnuméraires chez les variétés à fleurs doubles) voire supprimées > capacité de reproduction sexuée diminuée voire annulée ; qualités nutritives diminuées vis-à-vis des frugivores et/ou granivores

 

  • les chenilles des papillons ont un régime alimentaire spécialisé, à base de plantes régionales : elles ne mangent en général que quelques espèces végétales d’une région. Cultiver des espèces importées d’ailleurs et/ou des variétés horticoles affame certaines chenilles : le cycle de développement chenille > papillon est altéré ou interrompu.

 

  • la chenille de la Thécla du bouleau, petit papillon marron, malgré son nom, se nourrit exclusivement de feuilles d’arbres & arbustes du genre Prunus, comme les Merisiers, Cerisiers, Pruniers, Prunelliers… Quand la chenille, vert tendre, se laisse attirer à l’odeur par des Cerisiers du Japon, elle risque fortement la mort par défaut de camouflage sur les jeunes feuilles rougeâtres. D’où la raréfaction de la Thécla du Bouleau :-(

 

  • plusieurs espèces à l’origine étrangères à une région, arrivées artificiellement et non pas par leurs moyens propres (naturels), se sont complètement installées, intégrées dans les paysages à destination : on parle de naturalisation quand il y a sexualité complète et efficace, avec ressemis naturels, y compris des lieux d’entrée de l’espèce. Notamment parce qu’elles ont été importées sans leurs antagonistes naturels (herbivores, pathogènes, concurrents végétaux…), la présence de certaines espèces naturalisées peut poser des problèmes écologiques. Quand une plante étrangère s’installe et prolifère dangereusement dans une région, on la qualifie de plante invasive. Une espèce invasive est susceptible de :
  1. devenir fortement concurrentielle pour la flore native, par des jeux de compétition pour les habitats, pour les ressources, y compris par le biais d’une toxicité plante / plantes : c’est par exemple le cas de la Renouée du Japon, Fallopia japonica, allélotoxique ;
  2. constituer un danger pour la faune native, par exemple à cause d’une toxicité plante / animaux : c’est par exemple le cas du Raisin d’Amérique, Phytolacca americana, indigeste à mortelle en fonction des quantités ingérées et des espèces herbivores (cf. hémorragies intestinales chez des Cervidés de nos régions) ;
  3. modifier la dynamique des écosystèmes : c’est par exemple le cas du fonctionnement des milieux humides et aquatiques, notamment en cas d’invasion par les Jussies. La prolifération de la plante constitue un voile sur les berges et à la surface de l’eau. Les plantes submergées ne peuvent plus faire la photosynthèse : par manque d’oxygène, le milieu aquatique devient asphyxique : la biodiversité aquatique régresse. Les chaînes alimentaires sont altérées. En fin de saison, la biomasse végétale pourrit et génère du gaz méthane, gaz à effet de serre (GES) plus virulent encore que le CO²

 

  • les espèces natives d’une région sont naturellement les plus adaptées aux conditions de sol (pédologiques), de climat, de gestion des ravageurs :-)

 

Publié dans 0. ECOLOGIE URBAINE, 2. choisir des plantes adaptées à son jardin, mauvaises herbes | Pas de Commentaire »

 

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