prairies (fleuries)

Posté par Paul-Robert TAKACS le 22 septembre 2014

définitions & types de prairies

En écologie, une prairie est un milieu ouvert, caractérisé par une végétation (principalement) herbacée. Mais il existe en fait toute une diversité de prairies.

Le type de prairie à laquelle on pense par défaut est la prairie établie sur sol relativement sec, à dominance de Graminées, mais qui comporte aussi une certaine part de Dicotylédones. exemple : la prairie du Service des Archives (19e), dominée par Arrhenatherum elatius, le Fromental élevé (Graminées), mais en même temps riche en Dicotylédones

Des prairies sur sols plus frais, voire humides, plus riches, sont généralement constituées d’une part plus importante, voire d’une majorité, et parfois même uniquement de Dicotylédones. On parle dans ces cas de prairies humides. exemple : une prairie humide a été créée au Jardin des Grands Moulins – Abbé Pierre (13e) : la part des Graminées est majoritaire, mais s’y trouvent aussi de nombreuses Dicotylédones, dont des plantes typiques de milieux humides. Parmi elles, la Reine des prés / Filipendula ulmaria (Rosacées).

A l’extrémité de la définition des prairies humides apparaît la mégaphorbiaie. Une mégaphorbiaie typique est constituée d’une prairie dense de Roseaux / Phragmites communis (Graminées) et de hautes plantes herbacées vivaces de 1,5 – 2 – 3 m de haut, dont l’Ortie dioïque/ Urtica dioica, les Bardanes / Lappa… située en zone alluviale et/ou sur sol frais. Souvent en bordure de fleuve / rivière, la mégaphorbiaie peut être périodiquement mais brièvement inondée. Elle sera graduellement colonisée par des ligneux (Saules, Aulnes, Frênes et Peupliers) et tend à évoluer vers une forêt humide.

En agriculture, on appelle parfois « prés » diverses prairies, alpages… destinés à être pâturés (pâtures) ou fauchés (prairies de fauche) pour en faire du foin qui sera donné à manger aux bestiaux

 

prairies fleuries et effets paysagers

En horticulture & paysage, on appelle gazons japonais ou prairies fleuries des semis en place composés en majorité (gazons japonais) ou exclusivement de Dicotylédones à fleurs chatoyantes.

En général, il s’agit de Dicotylédones annuelles exotiques, africaines (Cosmos…), américaines (Pavot de Californie / Eschscholzia californica) ornementales ou utilisées en agriculture (Lin textile / Linum usitatissimum, Sarrasin / Fagopyrum esculentum, Phacélie à feuilles de tanaisie / Phacelia tanacetifolia…). Parfois, il s’agit de variétés horticoles :

Certains mélanges sont composés de Dicotylédones annuelles de nos régions, natives ou naturalisées de plus ou moins longue date, adventices des grandes cultures (messicoles) : Coquelicot / Papaver rhoeas, Bleuet / Centaurea cyanus, Chrysanthème des moissons / Chrysanthemum segetum… Parfois, ces prairies fleuries sont monospécifiques.

On peut aussi rencontrer des prairies fleuries composées de plantes pluriannuelles de nos régions. Si on organise bien la succession des floraisons des annuelles, bisannuelles et vivaces (et notamment des bulbes), on peut obtenir une très longue période de fleurissement :

 

évolution & gestion d’une prairie

D’une année sur l’autre, une prairie fleurie laissée en place sera « belle » (dense) la première année seulement, mais plus décevantes les années suivantes si elle est composée de Dicotylédones annuelles uniquement. Car si les annuelles se ressèment, elles se comportent moins bien que sur un sol nu. Il convient de considérer de telles prairies fleuries comme des décorations florales saisonnières (estivales). Elles conviennent bien à de l’événementiel.

Au cours du temps, sur plusieurs années, l’évolution naturelle d’une prairie, notamment dans le grand paysage, est de se refermer, c’est-à-dire à recevoir des arbustes, des grimpantes, des arbres, qui vont normalement se développer. Une prairie est donc un élément de paysage transitoire, soumis à une certaine dynamique. A cause de l’ombre qui s’accentue, la plupart des herbacées vont régresser, puisque les plantes de prairie sont des plantes de milieux ouverts. Si on veut la conserver, il faut la « figer » par une tonte / fauche régulière, par le pâturage. En ce sens, prairie appelle gestion !

Deux à trois fauchages par an (le premier au printemps / fin de printemps, le second tardif en fin d’été / début d’automne) permettent de favoriser une diversité de plantes vivaces. Une gestion plus soutenue amène une prairie au stade de pelouse. L’exportation du résidu de fauche, parce qu’il appauvrit le milieu, est réputé augmenter la diversité floristique, notamment au détriment des Graminées. Ça semble à première vue paradoxal, mais dans un milieu riche, quelques plantes ayant des besoins importants mais très concurrentielles s’accaparent les ressources et ne permettent pas à une diversité de plantes de s’installer ; alors que dans un milieu plus pauvre, ces plantes ne pouvant pas se maintenir à cause de leur « train de vie » régressent, et davantage d’autres plantes se partagent le peu de ressources à disposition.

L’écopâturage est une autre technique de gestion réputée pour améliorer la biodiversité d’une prairie. Elle a un grand capital sympathie vis-à-vis du public, mais semble une solution moins évidente pour les gestionnaires (personnel habilité, soins vétérinaires…). Le choix de la race est détermine en grande partie le résultat final en termes de biodiversité.

 

créer une prairie (fleurie)

Si une tonte / fauche à rythme soutenu fait évoluer une prairie en pelouse, l’inverse est une expérience qui mérite d’être tentée ! Même avec un gazon ! On passe d’une pelouse à une belle prairie de manière relativement simple mais peut-être un peu longue (quelques années) en espaçant les tontes / fauches ! En profiter pour relever la hauteur de tonte / fauche.

 

Il est possible de modifier plus rapidement l’allure d’une prairie, par exemple parce qu’on la considère trop pauvre ou d’un aspect trop triste :

  • tondre / faucher très court une prairie / pelouse / gazon ; utiliser un outil X qui ouvre un sillon et l’ensemence aussitôt, avec un mélange de graines des plantes souhaitées ;
  • ou ensemencer des bandes ou des patches tondus court et scarifiés, voire décapés ;
  • certains enrichissent des prairies par « greffes » de plantes prélevées en motte à proximité. Méthode d’appoint, pas évidente à mettre en œuvre, plutôt de type interventions-éclair.

Ces démarches sont beaucoup plus acceptables que celle qui consiste à supprimer une végétation existante pour la remplacer par une prairie semée sur terre nue.

 

Créer une prairie à partir de zéro, sur une terre nue :

  • travailler le sol avec un cover crop ou au canadien, qui ne retournent pas les horizons, émietter ;
  • semer aussitôt : il s’agit d’occuper le terrain pour éviter l’expression de la banque de graines du sol et notamment des indésirables ;
  • rouler.

Quand un semis n’est pas trop dense, des plantes spontanées pourront aussi s’intercaler ; mais parmi elles, notamment en ville, il peut y avoir des espèces indésirables, dont les espèces de friche : Vergerettes, Buddlejas…. Dès que les semis deviennent reconnaissables, on pourra extirper les indésirables le cas échéant. Une autre méthode (qui a déjà fait ses preuves) est de faire 1-2 faux semis avant le semis de la prairie souhaitée.

Des précautions sont à prendre, dès qu’on n’est pas à l’horizontale, contre les risques d’érosion par les pluies, le vent – sans oublier les oiseaux (déployer des filets ?).

Une très jolie méthode alternative de semis est de tondre une prairie et « semer » les résidus sur une terre nue – même en pente !

 

Attention à la palette végétale !

Quand on sème une prairie fleurie, si le mélange contient trop de Graminées, elles prendront le dessus sur les Dicotylédones. Certaines espèces sont connues pour être très exclusives, peu sociales : Calamagrostis epigejos est par exemple une Graminée vivace rhizomateuse-traçante, à enracinement profond + superficiel, autrement dit très concurrentiel : vive les fétuques non traçantes !

Si on n’apprécie pas qu’une prairie ait un aspect très changeant au cours de l’année (très fleurie en fin de printemps / été, moins séduisante aux autres saisons ?), on peut mélanger annuelles, bisannuelles et vivaces dont des bulbes à la création, pour que les floraisons se succèdent.

On trouve sur www.seine-et-marne-environnement.fr (copie sur P) des associations de plantes indigènes différentes, pour différents types de prairies, dans différents biotopes.

 

prairies (fleuries) et biodiversité

Toute prairie est fleurie, au sens des botanistes, puisque les Dicotylédones sont des plantes à fleurs ; les Graminées aussi d’ailleurs, même si leur floraison est moins frappante ! Après la floraison vient la fructification. Au passage, le fruit des Graminées est le grain (en botanique on parle de caryopse : c’est un akène dont le fruit et la graine unique qu’il contient ont fusionné). Les prairies intéressent par conséquent, au moins pour leur alimentation, et au premier chef, des herbivores (Orthoptères), des nectarivores (Hyménophères, Lépidoptères) et des granivores (Oiseaux, Rongeurs…).

  • les prairies peuvent donc donner un coup de pouce à la faune, en contribuant à la nutrition de certains groupes. Mais attention ! Les prairies fleuries, par leur gamme végétale, n’offrent souvent pas autre chose que de l’alimentation à certains groupes (nectarivores), à l’inverse d’un rôle plus complet pour les prairies à caractère naturel. Attention à ce qu’on fera dire aux protocoles de suivi de la faune associée aux prairies !
  • les prairies sont un élément de renforcement de la vie du sol : microfaune, champignons, vie bactérienne… ;
  • quand elles sont correctement constituées et gérées, les prairies à caractère naturel sont des habitats prioritaires pour le renforcement des trames vertes et bleues. Les espèces-cibles animales associées aux prairies à caractère naturel, et attestant de leur bonne qualité écologique, sont les Orthoptères (Criquets, Sauterelles, Grillons…).

 

autres intérêts des prairies (fleuries), notamment en ville

  • dans les zones inondables, les prairies sont un facteur important dans la résorption des crues, grâce à leur capacité d’absorbtion, sans nuire à l’écoulement des eaux. (Les mégaphorbiaies et les ripisylves au contraire, trop denses, ont tendance à freiner l’écoulement des eaux, accentuant parfois le phénomène de crue) ;
  • les couleurs d’une prairie fleurie peuvent avoir un effet peps ! événementiel. Mais attention ! Une prairie composée de plantes annuelles (a fortiori espèces exotiques ou variétés horticoles) ou de plantes annuelles, bisannuelles et vivaces, peut avoir un effet décevant au-delà de la 1re année. Un effet très fleuri peut aussi habituer le public à un certain effet (opulent) qui n’est pas forcément cohérent avec la « vraie » biodiversité ;
  • limiter la gestion (donc les coûts de gestion) d’un secteur anciennement en gazon (?), par exemple sous des arbres, quand on avait pour habitude de les contourner avec une tondeuse à gazon (sans compter les risques de blessure des collets des arbres) ;
  • la mise en place de prairies fleuries peut constituer une phase de préparation du public (et des gestionnaires !) au passage en zéro phyto d’espaces très gérés ;
  • voire une alternative au phyto ;
  • donc un argument de santé publique – agents et usagers ;
  • les prairies (hautes) gardent la fraicheur du sol en été, contrairement à un gazon ras, qui contribue à l’évaporation de l’eau du sol. De ce fait, elles permettent de diminuer l’effet d’îlot de chaleur ;
  • apporter de l’agrément aux usagers ;
  • effet paysager / ambiance très changeants au cours de l’année, marquant les saisons ;
  • donner un sentiment de nature, de biodiversité

 

pour conclure

  • Le succès d’une prairie (fleurie) dépend fortement de la définition stricte des objectifs, de ce qu’on en attend, y compris vis-à-vis des usages par les usagers.
  • Il est donc important de communiquer sur ce qu’on fait et pourquoi on le fait.
  • Tenir le public à l’écart n’est pas toujours souhaitable.
  • Au contraire, associer les usagers, en utilisant la prairie comme support pédagogique, un pôle d’attractivité par le savoir : ethnobotanique, médicinales, comestibles…
  • Il est aussi important d’associer les agents (gestionnaires) au suivi de la prairie. Leur laisser l’initiative du fauchage localisé, laisser libre cours à leur créativité sur certains secteurs peu sensibles…
  • Le protocole FLORILEGE – prairies urbaines, en année-test cette année 2014, devrait permettre de tirer des conclusions sur la diversité floristique en rapport avec les méthodes de gestion [mais aussi de création] de prairies urbaines.
  • Il est positivement consensuel, moderne, élégant, tendance, visionnaire, d’associer dans un jardin en général et dans une prairie en particulier, des espèces exotiques, des variétés horticoles et des plantes indigènes ! C’est dans cet esprit que l’École Du Breuil et l’École Boulle se sont associées pour créer, pour le thème « Jardins d’Avenir ou l’art de la biodiversité heureuse » de l’année 2011 du Festival de Chaumont-sur-Loire, un très beau jardin fait d’espèces exotiques et horticoles faussement enfriché de « mauvaises herbes » de nos régions.
  • On peut aussi inverser la proportion : sur une base de plantes régionales, on peut venir apporter quelques ponctuations de plantes exotiques ou horticoles : effet garanti ! Ci-dessous travail d’Eric LENOIR, paysagiste :

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GAMME VEGETALE POUR TOITURE VEGETALISEE

Posté par Paul-Robert TAKACS le 16 septembre 2014

  famille botanique indigénat en Île-de-France remarques
Achillea millefolium Astéracées régionale la touffe forcit si elle se plait
Allium schoenoprasum  Alliacées indigène non régionale subspontanée en IDF
Anthoxanthum odoratum Poacées régionale
Aurinia saxatilis subsp. saxatilis Brassicacées indigène non régionale
Dianthus carthusianorum Caryophyllacées régionale
Dianthus deltoides Caryophyllacées régionale
Festuca ovina Poacées régionale
Geranium macrorhizum Géraniacées la touffe forcit si elle se plaitvoire devient envahissante
Hieracium pilosella Astéracées régionale envahissante si elle se plait
Hypericum perforatum Hypéricacées régionale la touffe forcit si elle se plait
Hylotelephium telephium Crassulacées régionale
Hyssopus officinalis Lamiacées régionale
Iris germanica cv. Iridacées horticole la touffe forcit si elle se plait
Knautia arvensis Caprifoliacées régionale
Linaria supina Plantaginacées régionale
Petrorhagia saxifraga Caryophyllacées indigène non régionale
Sedum album Crassulacées régionale
Sedum rupestre Crassulacées régionale
Sedum acre Crassulacées régionale
Sedum spurium Crassulacées accidentel
Sedum sexangulare Crassulacées régionale
Sempervivum tectorum Crassulacées indigène non régionale
Thymus praecox Lamiacées régionale
Trifolium arvense Fabacées régionale

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mercredi 18 juin 2014, à Nanterre (92) : COLLOQUE Pourquoi & comment utiliser des végétaux d’origine locale pour restaurer la biodiversité ?

Posté par Paul-Robert TAKACS le 11 juin 2014

diversité floristique des pelouses

Réparer la nature, restaurer ou réhabiliter les écosystèmes et les paysages perturbés par les activités humaines… Ce leitmotiv partagé par les acteurs de la production et de la commercialisation des végétaux et par les professionnels de la protection de l’environnement se heurte à l’absence sur le marché de végétaux dont la provenance locale est garantie. D’autres pays européens ont déjà développé des filières d’approvisionnement en végétaux d’origine locale (l’Allemagne, par exemple) et des labels garantissant l’origine géographique des végétaux. Des projets régionaux, locaux, voient aujourd’hui le jour en France pour mettre en place des filières de production de végétaux adaptés à des territoires spécifiques.

Quelles sont les clés de la réussite de ces initiatives territoriales ? Comment garantir l’origine géographique des végétaux sur le marché ? Quels sont les exemples probants d’une production portée par les acteurs locaux ? Comment concilier enjeux scientifiques, conservation de la diversité génétique et filière de production rentable ?
Toutes ces interrogations constitueront la trame de ce colloque du 18 juin.

Flore locale & messicoles

La provenance locale des végétaux est une nécessité écologique et économique. Elle permet de reconstituer des communautés végétales cohérentes et elle favorise la réussite des semis et les plantations avec des végétaux adaptés aux conditions locales. Les caractéristiques génétiques acquises localement par la flore sauvage au fil des siècles lui donnent en effet un avantage lorsque celle-ci est utilisée à proximité du lieu de récolte.

En France, le Ministère de l’écologie, du développement durable et de l’énergie a lancé en 2011 un appel à projets intitulé « Conservation et utilisation durable d’espèces végétales indigènes pour développer des filières locales », dont l’objectif était la mise en place de signes de qualité pour garantir la traçabilité de ces végétaux, au travers d’une gouvernance élargie.

Le projet {flore-locale} & messicoles (2012-2014), retenu dans le cadre de cet appel à projets, a développé deux marques collectives, qui garantiront par leur règlement la traçabilité d’un matériel végétal depuis le milieu naturel dont il est issu, jusqu’à sa commercialisation. Règlements d’usage, critères d’accès et points de contrôle associés et carte du zonage des régions d’origine de ces signes de qualité seront présentés au cours de ce colloque du 18 juin.

infos et inscriptions sur > www.colloque2014vegetal-local.fcbn.fr

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plantes régionales de prairie humide

Posté par Paul-Robert TAKACS le 28 mai 2014

Achilea millefolium / Achilée millefeuille / ASTERACEAE

Achilea ptarmica / Achilée ptarmique / ASTERACEAE

Agrostis stolonifera / Agrostide stolonifère / POACEAE

Anthoxanthum odoratum / Flouve odorante / POACEAE

Bromus mollis / Brome mou / POACEAE

Centaurea jacea / Centaurée jacée  / ASTERACEAE

Deschampsia cespitosa / Canche cespiteuse / POACEAE

Festuca arundinacea / Fétuque faux roseaux / POACEAE

Festuca pratensis / Fétuque des prés / POACEAE

Festuca rubra / Fétuque rouge / POACEAE

Geum rivale / Benoîte des ruisseaux / ROSACEAE

Leucanthemum vulgare / Marguerite / ASTERACEAE

Lotus corniculatus / Lotier corniculé / FABACEAE

Lotus pedunculatus/ Lotier des fanges / FABACEAE

Lychnis flos-cuculi / Lychnis fleur de coucou / CARYOPHYLLACEAE

Mentha aquatica / Menthe aquatique / LAMIACEAE

Myosotis scorpioides / Myosotis des marais / BORAGINACEAE

Phleum pratense / Fléole des prés / POACEAE

Pimpinella major / Grand boucage / APIACEAE

Plantago media / Plantain moyen / PLANTAGINACEAE

Potentilla erecta / Tormentille / ROSACEAE

Silene dioica / Compagnon rouge / CARYOPHYLLACEAE

Stachys officinalis / Epiaire officinale / LAMIACEAE

Trifolium repens / Trèfle rempant / FABACEAE

Trisetum flavescens / Avoine jaunâtre / POACEAE

Vicia sepium / Vesce des haies / FABACEAE

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plantes indigènes de prairie sèche

Posté par Paul-Robert TAKACS le 28 mai 2014

image Paul-Robert TAKACS
image Paul-Robert TAKACS

Achilea millefolium / Achilée millefeuille / ASTERACEAE

Agrostis capillaris = A. tenuis / Agrostide capillaire / POACEAE

Anthyllis vulneraria / Anthyllide vulnéraire / FABACEAE

Arrhenatherum elatius / Avoine élevée / POACEAE

Briza media / Brize intermédiaire / POACEAE

Campanula rotundifolia / Campanule à feuilles rondes / CAMPANULACEAE

Centaurea scabiosa / Centaurée scabieuse / ASTERACEAE

Chrysanthemum leucanthemum = Leucanthemum vulgare / Marguerite / ASTERACEAE

Daucus carota / Carotte sauvage / APIACEAE

Dianthus carthusianorum / Oeillet des chartreux / CARYOPHYLLACEAE

Festuca ovina / Fétuque ovine / POACEAE

Festuca pratensis / Fétuque des prés / POACEAE

Holcus lanatus / Houlque laineuse / POACEAE

Knautia arvensis / Knautie des champs / DIPSACACEAE

Koeleria pyramidata / Koelérie pyramidale / POACEAE

Lolium perenne / Ray grass anglais / POACEAE

Onobrychis sativa / Sainfoin, Esparcette / FABACEAE

Origanum vulgare / Origan / LAMIACEAE

Poa pratensis / Pâturin des prés / POACEAE

Salvia pratensis / Sauge des prés / LAMIACEAE

Sanguisorba minor / Petite pimprenelle / ROSACEAE

Senecio jacobaea / Séneçon jacobée / ASTERACEAE

Teucrium chamaedrys / Germandrée petit chêne / LAMIACEAE

Trisetum flavescens / Trisète jaunâtre / POACEAE

Vicia cracca / Vesce craque / FABACEAE

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Arbustes & grimpantes ligneuses spontanés d’Île-de-France (39 espèces)

Posté par Paul-Robert TAKACS le 11 avril 2014

1. arbustes : 34 espèces

 

1.a. espèces natives : 27 espèces

 

Berberis vulgaris

Cornus sanguinea

Corylus avellana

Cytisus scoparius

Evonymus europaeus

Genista tinctoria

Ligustrum vulgare

Lonicera xylosteum

Mespilus germanica

Prunus spinosa

Ribes rubrum

Rosa arvensis

Rosa canina

Rubus caesius

Rubus canescens

Rubus corylifolius

Rubus fruticosus (ROSACEAE) - dessin Paul-Robert TAKACS

Rubus fruticosus (ROSACEAE) – dessin Paul-Robert TAKACS

Rubus fruticosus

Rubus glandulosus

Rubus idaeus

Rubus ulmifolius

Sambucus nigra

Sambucus racemosa

Teucrium chamaedrys

Ulex europaeus

Viburnum lantana

Viburnum opulus

Viscum album

 

1.b. espèces naturalisées (historiquement exogènes) : 5 espèces

 

Colutea arborescens

Lycium barbarum

Prunus x

Ribes alpinum

Ribes nigrum

 

1.c. espèces invasives (historiquement exogènes, posant des problématiques écologiques notables) : 2 espèces

 

Buddleja davidii

Mahonia aquifolium

 

2. grimpantes ligneuses (lianes) : 5 espèces

 

2.a. espèces natives : 4 espèces

 

Clematis vitalba

Hedera helix (ARALIACEAE) - dessin Paul-Robert TAKACS

Hedera helix (ARALIACEAE) – dessin Paul-Robert TAKACS

Hedera helix

Lonicera periclymenum

Vitis vinifera

 

1.b. espèce invasive (historiquement exogènes, posant des problématiques écologiques notables) : 1 espèce

 

Parthenocissus inserta

 

Source :

Catalogue de la flore vasculaire d’Île-de-France

Conservatoire botanique national du bassin parisien

Muséum National d’Histoire Naturelle

Sébastien FILOCHE, Maëlle RAMBAUD, Sophie AUVERT, Anne BEYLOT, Frédéric HENDOUX

avril 2011

 

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Essences d’arbres spontanées en Île-de-France (53 espèces)

Posté par Paul-Robert TAKACS le 11 avril 2014

  • essences natives : 37 espèces

Acer campestre

Alnus glutinosa

Betula alba

Betula pendula

Carpinus betulus

Cornus mas

Crataegus laevigata

Crataegus monogyna

Fagus sylvatica

Fraxinus excelsior

Ilex aquifolium

Juniperus communis

Populus nigra

Populus tremula

nectaires de Prunus avium (ROSACEAE) - dessin Paul-Robert TAKACS

nectaires de Prunus avium (ROSACEAE) – dessin Paul-Robert TAKACS

Prunus avium

Prunus mahaleb

Quercus petraea

Quercus pubescens

Quercus robur

Rhamnus cathartica

Ruscus aculeatus

Salix acuminata

Salix alba

Salix aurita

Salix caprea

Salix cinerea

Salix fragilis

Salix triandra

Salix viminalis

Sorbus aria

Sorbus aucuparia

Sorbus torminalis

Tilia cordata

Tilia platyphyllos

Ulmus glabra

Ulmus minor

 

  • essences naturalisées (historiquement exogènes) : 12 espèces

Acer negundo

Acer platanoides

Acer pseudoplatanus

Buxus sempervirens

Castanea sativa

Juglans regia

Laburnum anagyroides

Pinus sylvestris

Populus alba

Populus x

Prunus padus

Taxus baccata

 

  • essences invasives (historiquement exogènes, posant des problématiques écologiques notables) : 4 espèces
Ailanthus altissima (SIMAROUBACEAE), essence invasive - dessin Paul-Robert TAKACS

Ailanthus altissima (SIMAROUBACEAE), essence invasive – dessin Paul-Robert TAKACS

Ailanthus altissima

Prunus laurocerasus

Prunus serotina

Robinia pseudoacacia

 

source :

Catalogue de la flore vasculaire d’Île-de-France

Conservatoire botanique national du bassin parisien

Muséum National d’Histoire Naturelle

Sébastien FILOCHE, Maëlle RAMBAUD, Sophie AUVERT, Anne BEYLOT, Frédéric HENDOUX

avril 2011

 

 

 

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La Renouée du Japon (Fallopia japonica) : plante invasive = indésirable

Posté par Paul-Robert TAKACS le 4 mars 2014

la Renouée du Japon : plante invasive
la Renouée du Japon : plante invasive

La Renouée du Japon / Fallopia japonica, originaire d’Asie orientale, est une plante invasive très préoccupante en France et plus largement dans les régions tempérées (Europe, Amérique…), où elle est connue et reconnue parmi les 100 plantes les plus préoccupantes par l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature.

Très vigoureuse, d’une croissance très rapide, elle progresse par tache et en profondeur grâce au fonctionnement de son rhizome, connu pour pouvoir descendre jusqu’à 3 voire 5 m de profondeur. Très exclusive, elle s’accapare la tache de végétation, notamment par la densité de son rhizome ; elle est ensuite très difficile à éliminer : la tentation d’utiliser des produits chimiques sera grande mais s’avérerait inefficace.

Du point de vue réglementaire, il n’existe pas, en France, d’interdiction nationale de la cultiver, planter… Il n’y a que des arrêtés locaux (régionaux, départementaux, municipaux… ), mais pas  à Paris. Cependant, étant entendu que l’introduction d’espèces végétales et animales étrangères est la seconde raison d’érosion de la biodiversité dans le monde, la Ville de Paris ne la produit, ne la commande, ne la plante plus.

S’il n’y a pas actuellement de disposition légale, interdisant de manière plus vigoureuse le commerce, échange, plantation, déplacement… de plantes invasives, leur culture vient en opposition évidente avec les mesures en faveur de la biodiversité régionale. Or il est généralement peu connu (donc souhaitable de faire connaître) une caractéristique peu connue de la Renouée du Japon et/ou ses hybrides : ses racines émettent des composés allélotoxiques (toxiques pour des plantes d’autres espèces) qui conduisent à la nécrose des racines des plantes venant à proximité, donc à leur mort (cf. http://www.cbnbl.org/IMG/pdf/Fiche_Fallopia.pdf). Concernant la faune associée, pour plus de 80 animaux associés à la plante dans son aire de répartition naturelle, où ils la régulent (et où elle n’est donc, par conséquent, bien entendu pas invasive !) on ne connaît, je crois, que 2 animaux quoi en veulent (mangent) dans nos régions.

Un dernier point : revenons au fondement : pourquoi la cultiver, au fait ?

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PRAIRIE FLEURIE

Posté par Paul-Robert TAKACS le 6 février 2014

Pavot de Californie / Eschscholzia californica sur fond de Graminées

 

Pavot de Californie / Eschscholzia californica sur fond de Graminées desséchées à la sortie de l’hiver : rien à ajouter !

 

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Posté par Paul-Robert TAKACS le 17 janvier 2014

Pour commencer, démistifions : peu de plantes n’ont pas de fruits ! Toute plante à fleurs donne des fruits ! Ce n’est certes pas le cas des Mousses, Fougères & Conifères.

L’usage veut qu’on appelle dans nos régions « fruitiers » seulement ces ligneux qui donnent de gros fruits juteux : Pommiers, Poiriers, Pruniers… Exit les arbres et arbustes dont les fuits sont juteux mais plus discrets et exit a fortiori celles dont les fruits sont secs.

Il serait pourtant tellement plus moderne (et conforme aux principes d’un jardinage ou paysagisme écologique), d’étendre la notion de fruitiers à des ligneux à fruits charnus plus petits et a fortiori natifs de nos régions :

arbres
• Crataegus laevigata / Aubépine épineuse
• Crataegus monogyna / Aubépine à un style
• Frangula dodonei / Bourdaine
• Prunus mahaleb / Cerisier de Sainte-Lucie
• Prunus padus / Merisier à grappes
• Sorbus aria / Alisier blanc
• Sorbus aucuparia / Sorbier des oiseleurs
• Sorbus domestica / Cormier

arbustes
• Amelanchier ovalis / Amélanchier
• Berberis vulgaris / Épine-vinette
• Cornus mas / Cornouiller mâle
• Cornus sanguinea / Cornouiller sanguin
• Daphne laureola / Daphné lauréole
• Evonymus europaeus / Fusain d’Europe
• Hippophae rhamnoides / Argousier
• Ligustrum vulgare / Troène
• Lonicera xylosteum / Camérisier à balais
• Mespilus germanica / Néflier d’Allemagne
• Prunus spinosa / Prunelier
• Rhamnus cathartica / Nerprun purgatif
• Ribes rubrum / Groseiller
• Ribes uva-crispa /Groseiller à mâquereaux
• Rubus idaeus / Framboisier
• Ruscus aculeatus / Fragon petit-houx
• Sambucus nigra / Sureau noir
• Sambucus racemosa / Sureau rouge
• Vaccinium myrtillus / Myrtiller
• Viburnum lantana / Viorne lantane, V. mancienne
• Viburnum opulus / Viorne obier

arbustes sarmenteux
• Rosa canina / Églantier
• Rubus fruticosus / Roncier

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