bénéfices attendus des toits-terrasses végétalisés

Posté par Paul-Robert TAKACS le 12 mars 2015

  • isolation thermique (voir image de thermographie)
  • isolation phonique
  • isolation contre les UV…

du moins, au dernier étage !

effet rafraîchissant des toitures végétalisées

  •  biodiversité

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UNE TRAME VERTE ET BLEUE A PARIS : POURQUOI ? COMMENT ?

Posté par Paul-Robert TAKACS le 12 mars 2015

Les travaux de renforcement engagés ces dernières années sur les trames verte et bleue (TVB), à l’échelle de différents territoires (quartiers, communes, départements, régions…) sont issus d’une ambition des Grenelle de l’environnement.

Le Ministère le l’écologie et du développement durable définit la trame verte et bleue comme « un outil d’aménagement du territoire qui vise à (re)constituer un réseau écologique cohérent, à l’échelle du territoire national, pour permettre aux espèces animales et végétales, de circuler, de s’alimenter, de se reproduire, de se reposer… En d’autres termes, d’assurer leur survie, et permettre aux écosystèmes de continuer à rendre à l’homme leurs services. »

SRCE

la TVB d’un territoire est typiquement constituée de réservoirs de biodiversité reliés entre eux par des corridors écologiques

Un réservoir de biodiversité est une zone vitale, riche en biodiversité, où les individus peuvent réaliser l’ensemble de leur cycle de vie : abri / habitat, alimentation, reproduction…

Un corridor écologique est une voie de déplacement, empruntée par la faune et/ou la flore, entre deux espaces de biodiversité.

réservoirs & corridors de biodiversité

Une TVB est constituée de la combinaison des sous-trames aquatique, humide, minérale, herbacée, arbustive, arborée, noire…

trames et sous trames vertes et bleues

quelques problématiques TVB

  • la diminution du nombre et de la qualité écologique des territoires de vie des espèces
  • les obstacles à la circulation des espèces = fragmentation des territoires > isolement des espèces
  • les ruptures de continuité des territoires ou des corridors

principes du renforcement des TVB

Pour éviter l’isolement des espèces et ainsi une perte de biodiversité, la TVB vise à maintenir et à reconstituer les corridors écologiques, à l’échelle nationale, en tant que réseau d’échange permettant aux espèces animales et végétales de pouvoir circuler, s’alimenter, se reproduire et permet ainsi de préserver la biodiversité.

modalités pratiques pour le renforcement des TVB

  • planter davantage de plantes indigènes, même régionales natives, améliore l’attractivité pour la faune locale
  • une diversité végétale amène une diversité animale
  • ne pas se contenter d’une diversité spécifique, mais introduire aussi une diversité individuelle : pas de clones !
  • la diversité des habitats / milieux est le support de la diversité végétale
  • une continuité, relative ou absolue, des habitats est nécessaire, y compris grâce à l’existence de corridors écologiques entre habitats fonctionnels

Plan biodiversité de la Ville de Paris

La Ville de Paris a signé en 2011 son 1er Plan biodiversité : un recueil de 30 actions favorables à la biodiversité dans le contexte urbain dense de la capitale.

En 2015, le Plan sera révisé, compte tenu notamment de l’état d’avancement des actions entreprises entre-temps.

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saine lecture : Où se cache la biodiversité en ville ? 90 clés pour comprendre la nature en ville

Posté par Paul-Robert TAKACS le 19 septembre 2014

Auteurs : Philippe CLERGEAU & Nathalie MACHON
Editeur : QUAE
Date de parution : 28 août 2014
20,50€
saine lecture : Où se cache la biodiversité en ville ? 90 clés pour comprendre la nature en ville dans 0. ECOLOGIE URBAINE 12678_1-192x300
La nature est de plus en plus présente dans la ville, non seulement parce qu’on y plante de plus en plus d’arbres, d’arbustes et de fleurs, mais surtout parce que la gestion des espaces verts et des jardins devient plus écologique. De ce fait, des végétaux et animaux inhabituels profitent de ces lieux. À côté de nos espèces horticoles et domestiques, on peut ainsi observer des espèces sauvages. Certaines d’entre elles s’adaptent, d’autres pullulent, beaucoup nous surprennent…Même en ville, la nature nous rend des services, comme offrir des espaces de détente ou abaisser la température ambiante. L’enjeu d’améliorer la qualité de vie des citadins, de plus en plus nombreux dans le monde, compte parmi les multiples raisons d’imaginer une ville écologiquement durable.La pollution gêne-t-elle les plantes ? Les abeilles de la cité sont-elles en meilleure santé ? Comment mesurer la biodiversité en ville ? Quelle est la ville la plus verte du monde ? Les réponses aux 90 questions de ce livre permettront de ne plus simplement considérer la nature en ville comme une présence de verdure mais de la comprendre en tant que milieu complexe, centre d’intérêt tant pour le naturaliste, le chercheur et le gestionnaire que pour le citadin, qui pourra contribuer aux sciences participatives.

Sommaire

Un refuge pour la biodiversité ?

1. La ville, un monde à part ?
2. Peut-on vraiment parler de biodiversité en ville ?
3. Vivre en ville, c’est vivre mieux ?
4. À quoi ressemble l’automne sous les lampadaires ?
5. La cité fait-elle peur aux prédateurs ?
6. Qui visite nos poubelles ?
7. Où se cache la biodiversité en ville ?
8. Qui a fui la ville ?
9. Les pollinisateurs trouvent-ils de quoi butiner ?
10. Les abeilles de la cité sont-elles en meilleure santé ?
11. Qui sont les nouveaux venus ?
12. La ville étouffe-t-elle le sol ?
13. Y a-t-il plus de rhumes des foins dans la cité ?
14. Pleut-il des pesticides sur la ville ?
15. Habiter en ville change-t-il les habitudes ?
16. Qui a droit de cité ?
17. Qui sont les indésirables ?

Des espaces verts dans la ville

18. Quelle est la ville la plus verte du monde ?
19. À quoi servent les jardins ?
20. Pourquoi planter des arbres en ville ?
21. Comment un arbre peut-il vivre dans un trottoir ?
22. Y a-t-il des OGM en ville ?
23. Les géraniums comptent-ils dans la biodiversité ?
24. Plantes d’ici ou d’ailleurs ?
25. Peut-on tout faire pousser dans un milieu artificiel ?
26. Les jardins sont-ils trop propres ?
27. Le potager participe-t-il à la biodiversité urbaine ?
28. Les plantes en ville sont-elles plus ou moins malades que les autres ?
29. Y a-t-il trop de sel en hiver ?
30. Peut-on cultiver des plantes sauvages ?

La course des plantes sauvages

31. Quelles sont les perce-bitume ?
32. Où vivent les sauvageonnes ?
33. Quelles sont les plus grandes baroudeuses ?
34. Y a-t-il moins de plantes en ville qu’à la campagne ?
35. Y a-t-il des plantes rares en ville ?
36. Quelles plantes préfèrent vivre en ville ?
37. Quelles sont les 10 plantes sauvages les plus fréquentes en ville ?
38. Quelles plantes poussent sur les toits ?
39. La pollution gêne-t-elle les plantes ?
40. Qui pollinise les fleurs des villes ?
41. Comment voyagent les graines des immigrantes ?
42. Les plantes citadines vivent-elles au même rythme que dans la nature ?
43. Les lichens ont-ils déserté les grandes villes ?
44. Pourquoi les vieux murs accueillent-ils les mousses ?
45. Peut-on manger les champignons des villes ?
46. Quelles plantes vivent dans le lit des rivières ?
47. La friche a-t-elle encore sa place en ville ?

Les animaux sauvages, de nouveaux résidents

48. Les villes sont-elles devenues un asile pour les oiseaux migrateurs ?
49. Qui vit en permanence dans nos cités ?
50. Qui a changé son menu pour vivre en ville ?
51. Qui préfère se marier à la campagne ?
52. Pourquoi de plus en plus de corneilles et de pies ?
53. La pollution gêne-t-elle les animaux ?
54. Qui s’installe en colonie dans la ville ?
55. Y a-t-il pour l’homme des risques de promiscuité avec la faune ?
56. Les chauves-souris sont-elles citadines ?
57. Peut-on vraiment croiser un crocodile dans les égouts ?
58. Les sangliers sont-ils les nouveaux vandales ?
59. Les renards font-ils leurs courses au centre-ville ?
60. Où se cachent les fourmilières ?
61. Y a-t-il trop de pigeons ?
62. Comment les mouettes sont-elles arrivées à Paris ?

Les envahisseurs

63. Les exotiques sont-ils des envahisseurs ?
64. Où se cachent les plantes exotiques ?
65. Les perroquets vont-ils détrôner les moineaux ?
66. Les écureuils roux ont-ils du souci à se faire ?
67. Le ragondin est-il dangereux ?
68. Y a-t-il des rats dans le métro ?
69. Les anciennes épidémies sont-elles de retour ?
70. Donner à manger aux oiseaux est-il un acte civique ?
71. Quels sont les nouveaux envahisseurs ?
72. Comment les ratons-laveurs s’installent-ils en ville ?
73. Comment une espèce peut-elle proliférer ?
74. Les invasives finissent-elles par s’intégrer aux populations locales ?
75. Est-il interdit de cultiver certaines plantes ?
76. Quelles sont les principales pestes végétales des cités ?
77. Y a-t-il plus de moustiques en ville ?
78. Y aura-t-il encore des palmiers à Nice en 2020 ?
79. Comment contenir les envahisseurs ?
80. Le changement climatique va-il modifier la biodiversité des villes ?

La ville de demain est-elle verte ?

81. La ville a-t-elle changé, ces dernières années ?
82. La ville grignote-t-elle trop la campagne ?
83. Les services écologiques, c’est quoi ?
84. Un urbanisme plus vert, pourquoi ?
85. Les paysagistes prennent-ils le virage de l’écologie urbaine ?
86. Qu’est-ce que des trames vertes et bleues ?
87. Comment intégrer des corridors écologiques en ville ?
88. Comment assurer la dispersion d’espèces dans la ville dense ?
89. Quel rôle peut jouer le citadin ?
90. Un nouvel urbanisme pour une ville durable ?

 

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ECOLOGIE URBAINE : QUELQUES IDEES EN VRAC

Posté par Paul-Robert TAKACS le 14 février 2014

  • il y a une intérêt (non négligeable) à sensibiliser à l’écologie en ville : à reconnecter le citadin à la nature (la vraie)
  • montrer aux citadins que la nature existe, qu’elle rend toute une somme de services, qu’ils font partie intégrante de la nature
  • quels écosystèmes trouve-t-on en en milieu urbain ? / variante : le milieu urbain est-il un écosystème à part entière ?
  • s’il y a déconnection, en quoi consisterait (et le cas échéant comment) reconnecter le milieu urbain à la nature ?

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IMPORTANCE ET SIGNIFICATION D’UNE TRAME VERTE ET BLEUE EN CONTEXTE URBAIN DENSE

Posté par Paul-Robert TAKACS le 14 février 2014

Selon Boris JOHNSON, Maire de Londres, « [la trame verte & bleue de Londres] a besoin du même niveau de protection, d’investissement et d’innovation dans sa conception et sa gestion. Le terme d’infrastructure verte peut sembler étrange, mais compte tenu de l’échelle et de la portée des bénéfices que ces espaces offrent à notre ville et à ses quartiers, il est vital que nous les appréhendions comme étant une partie intégrante du métabolisme de la capitale comme les routes, les voies ferrées ou les réseaux d’eaux propres et usées. »

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Posté par Paul-Robert TAKACS le 17 janvier 2014

Pour commencer, démistifions : peu de plantes n’ont pas de fruits ! Toute plante à fleurs donne des fruits ! Ce n’est certes pas le cas des Mousses, Fougères & Conifères.

L’usage veut qu’on appelle dans nos régions « fruitiers » seulement ces ligneux qui donnent de gros fruits juteux : Pommiers, Poiriers, Pruniers… Exit les arbres et arbustes dont les fuits sont juteux mais plus discrets et exit a fortiori celles dont les fruits sont secs.

Il serait pourtant tellement plus moderne (et conforme aux principes d’un jardinage ou paysagisme écologique), d’étendre la notion de fruitiers à des ligneux à fruits charnus plus petits et a fortiori natifs de nos régions :

arbres
• Crataegus laevigata / Aubépine épineuse
• Crataegus monogyna / Aubépine à un style
• Frangula dodonei / Bourdaine
• Prunus mahaleb / Cerisier de Sainte-Lucie
• Prunus padus / Merisier à grappes
• Sorbus aria / Alisier blanc
• Sorbus aucuparia / Sorbier des oiseleurs
• Sorbus domestica / Cormier

arbustes
• Amelanchier ovalis / Amélanchier
• Berberis vulgaris / Épine-vinette
• Cornus mas / Cornouiller mâle
• Cornus sanguinea / Cornouiller sanguin
• Daphne laureola / Daphné lauréole
• Evonymus europaeus / Fusain d’Europe
• Hippophae rhamnoides / Argousier
• Ligustrum vulgare / Troène
• Lonicera xylosteum / Camérisier à balais
• Mespilus germanica / Néflier d’Allemagne
• Prunus spinosa / Prunelier
• Rhamnus cathartica / Nerprun purgatif
• Ribes rubrum / Groseiller
• Ribes uva-crispa /Groseiller à mâquereaux
• Rubus idaeus / Framboisier
• Ruscus aculeatus / Fragon petit-houx
• Sambucus nigra / Sureau noir
• Sambucus racemosa / Sureau rouge
• Vaccinium myrtillus / Myrtiller
• Viburnum lantana / Viorne lantane, V. mancienne
• Viburnum opulus / Viorne obier

arbustes sarmenteux
• Rosa canina / Églantier
• Rubus fruticosus / Roncier

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REGARDS CROISES SUR L’ECOLOGIE URBAINE ou : là ou croît le péril, croît aussi ce qui sauve

Posté par Paul-Robert TAKACS le 16 janvier 2014

par Isabelle ARTUS
article publié le vendredi 10 janvier 2014 sur RFI (http://www.rfi.fr)

Alors que 70 % de la population mondiale sera citadine en 2050, de gros enjeux se jouent déjà autour de l’écologie urbaine. Hier considérée comme élément de destruction de la nature, la ville devient, selon le Centre national de recherche scientifique, un acteur incontournable des biodiversités régionales et nationales en France. Explications avec Nathalie Blanc, directrice de recherche au CNRS et Nathalie Daclon, conseillère auprès de l’adjointe au Maire de Paris, chargée des espaces verts.

L’écologie urbaine suit les principes du développement durable et des sciences écologiques appliquées au milieu urbain ou périurbain. Elle vise à limiter et réparer les impacts environnementaux en ville, favoriser la biodiversité, améliorer le cadre et la qualité de vie des habitants. Ses principaux domaines d’activité sont liés au climat, à la biodiversité, à la consommation énergétique, aux transports dits « doux ». Leur liste est variée et ne cesse de s’enrichir.

Un champ de recherches diversifié

Pour Nathalie Blanc, directrice de recherche au Centre national de recherche scientifique (CNRS, laboratoire Dynamiques sociales et recomposition des espaces), dès les années 1970 et plus encore depuis les années 1990, l’écologie urbaine « représente un champ d’investigations et de recherches qui n’a cessé de se diversifier », qui se résume pour ce qui la concerne à cette question : « En quoi le vivant (biodiversité, ndlr) peut-il participer d’une qualité de vie urbaine et améliorer la qualité de l’air, du climat ? D’autres collègues s’intéressent au métabolisme urbain et évaluent si la ville est économe, poursuit-elle. Dernièrement, nous avons développé un gros programme: le Programme interdisciplinaire de recherche ville et environnement, avec plus de 40 projets financés sur le métabolisme urbain, la qualité des eaux, etc. »

La biodiversité dans d’autres villes européennes

« Paris est essentiellement minérale. C’est la ville la plus dense d’Europe », souligne Natali Blanc – la densité représentant le nombre de mètres carrés habitables rapporté à la superficie totale d’un quartier. « Le 11e arrondissement est le plus dense de la capitale », poursuit-elle, précisant qu’à Paris, les aménagements de biodiversité sont « plus symboliques qu’écologiques – au sens scientifique ». Selon de nombreux écologues, explique-t-elle, « la plus value à aménager ces espaces dans la ville, en terme de biodiversité, est dérisoire au regard de grands espaces naturels ou d’autres villes comme Berlin, beaucoup plus « végétalisée », ou même Londres, qui a des espaces naturels beaucoup plus vastes en cœur de ville. »

Elle ajoute : « Cela n’empêche pas que ce soit important de faire des choses à la fois pour retisser l’aménagement de Paris avec son environnement en trouvant tous les moyens de le faire. C’est aussi une réponse à la demande sociale qui réclame beaucoup de jardins à Paris, de toits « végétalisés ». Des requêtes qui «émanent des associations, auxquelles répond la municipalité d’une manière ou d’une autre, grâce aussi à des élus particulièrement volontaires au sein du cabinet de Bertrand Delanoë, qui ont porté le Plan biodiversité ».
 

Un Plan biodiversité à la Mairie de Paris

Le maire de Paris, Bertrand Delanoë, écrit en préambule du Plan Biodiversité de Paris, adopté en 2011: « La protection de la biodiversité est essentielle à notre avenir collectif. A toutes les échelles, les citoyens comme les États, les associations internationales ou les collectivités territoriales doivent désormais agir pour bâtir la ville du 21èsiècle, mieux concilier développement urbain et préservation de la biodiversité ».

Le Plan biodiversité de Paris est un ambitieux programmes de 30 mesures qui se décline sur trois grands axes : premièrement, renforcer les continuités écologiques, deuxièmement, mieux intégrer la biodiversité dans le développement durable de Paris et troisièmement développer et fédérer la connaissance, porter les messages, notamment à travers l’observatoire de la biodiversité.

Les services éco-systémiques de la nature
« La nature rend des services », rappelle Nathalie Daclon, conseillère auprès de l’adjointe au Maire de Paris chargée des espaces verts, « les services éco-systémiques comme le rafraichissement des villes, la réduction d’îlot à effet de chaleur urbaine. Une différence de huit degrés a déjà été relevée entre Paris intra-muros et la banlieue, précise-t-elle. Il s’agit donc d’adapter la ville au changement climatique. Un autre service de la nature en ville : l’impact de la végétation sur la rétention d’eau qui permet de réduire le retraitement de l’eau ».

Les trames vertes et bleues, espaces de biodiversité

« La trame verte et bleue vise d’abord à éviter de perdre de la biodiversité », explique Nathalie Blanc. « Pour cela, l’écologie du paysage dit qu’il faut relier des espaces « végétalisés » entre eux pour faire en sorte que cette biodiversité, cette diversité des espèces, qui est fonctionnelle dans le sens où elle se reproduit, ait le maximum d’espace pour pouvoir circuler ». Et de rappeler que la loi Grenelle de l’environnement de 2009 « a mis en place un projet de trame verte et bleue qui doit d’abord se concrétiser au niveau régional. Cinq corps se réunissent dont des associatifs, des scientifiques, des élus, des syndicats, pour travailler à l’élaboration d’un schéma dessinant ce que seront ces trames vertes et bleues ».
Par la suite, le Schéma régional de cohérence écologique (SRCE) sera appliqué par les villes et les départements : « Il y a deux projets de trames vertes à Paris : sur les Batignolles, dans le cadre de la ZAC, et vers le Pré-Saint-Gervais. Mais, indique-t-elle, toute la question de la continuité se joue avec le périphérique qui constitue une vraie rupture en terme de dispersions des espèces ». Et de conclure : « Il ne s’agit plus de traiter un souci écologique uniquement local, de mettre de la nature dans la ville avec des jardins et des toits « végétalisés », mais de réinscrire la ville dans son environnement au sens très large du terme par des continuités. C’est à cette échelle que se pense maintenant la question de la nature dans la ville ».

L’enjeu électoral de la petite ceinture

Représentant 55 hectares ou 23 kms de linéaire, la petite ceinture parisienne était récemment l’« objet de concertation en interne», confie Nathalie Daclon, du cabinet de Fabienne Giboudeaux, adjointe au Maire de Paris chargée des Espaces verts et de la biodiversité. « Les tunnels représentent 40 % du linéaire. C’est un territoire unique à inventer. Un enjeu de la prochaine mandature », confie-t-elle. Et Nathalie Blanc d’ajouter : « Cela nous mène à la question du coût du foncier. Ce coût est énorme et tout espace laissé libre est sujet à discussions. J’ai fait partie du groupe de débats public sur la petite ceinture, confie-t-elle, chacun y allait de son droit d’usage : est-ce qu’il faut le maintenir en transport ? Pour les associations ? Pour préserver la biodiversité ? Deux kilomètres, ce n’est pas énorme, ajoute-t-elle, mais c’est beaucoup dans le contexte de densité parisien.

L’économie verte, les métiers du « vivant »

Est-ce que l’économie verte rapporte ? « C’est une question très importante, estime Nathalie Blanc. Aujourd’hui, en particulier au CNRS, quand on parle de projet d’avenir en terme de recherche et de développement, la question principale est celle de l’éco-ingénierie, de la bio-ingénierie, de toute cette ingénierie du vivant et du végétal. Cela fait partie de l’économie verte. On ne parle plus de « vivant », mais de système végétalisé, lié à des pépiniéristes, des généticiens qui créent de nouvelles espèces pour des usages particuliers – ce qui peut être le cas pour les toits végétalisés. Derrière ce végétal à Paris, se cachent plein de forces contradictoires. »
 
Les plantes au service de la ville
 
Au CNRS, des études sont conduites sur le type de plantes à implanter sur les toits : « Peu demandeuses en eau, assez auto-suffisantes, plutôt chargées d’isoler le bâtiment de la chaleur et du froid, précise Nathalie Blanc. Au 19è siècle, les villes utilisaient le végétal comme du mobilier urbain. Nous poursuivons en quelques sortes cette tradition d’instrumentalisation du végétal pour répondre à des préoccupations urbaines de type îlot de chaleur urbain ou imperméabilisation des surfaces ».
 
Le potentiel biodiversité des toits végétalisés
 
« La création de sept hectares de toits végétalisés d’ici 2020, où au moins quinze jardins ouverts au public, a été votée en 2011 par le Conseil de Paris, précise Nathalie Daclon. Il s’agit de toits privés ou d’habitats sociaux. Des expérimentations sont aussi menées comme sur le toit-terrasse du bâtiment des services de la direction des Espaces verts et de l’environnement, au 103, avenue de France, dans le 13è arrondissement. Elles suivent l’évolution des végétaux destinés à couvrir les toitures, les couvertures de voirie ou tout autre espace public dépourvu de terre ».
Dans son étude d’avril 2013 sur le potentiel de végétalisation des toitures terrasses à Paris, l’Atelier parisien d’urbanisme, l’APUR, partenaire de la Ville de Paris, révèle que « face à un foncier rare, la végétalisation représente un des axes majeur du Plan de Biodiversité et un des leviers d’adaptation de la ville au changement climatique. » Toujours selon l’APUR, « la végétalisation des toitures représente un potentiel total de 460 hectares ; 80 hectares pourraient le devenir rapidement – les toitures plates de 3 000 bâtiments – et les 380 restants demandant des adaptations plus conséquentes en complément des 44 ha déjà végétalisés. »
 
« Là ou croît le péril, croît aussi ce qui sauve »
 
Pour conclure sur une note à la fois grave et pleine d’espoir, citons l’astrophysicien et philosophe Hubert Reeves, grand défenseur et vulgarisateur hors pair du vivant : « Pollution, menaces sur la biodiversité, réchauffement climatique, la terre est en péril. Mais là ou croît le péril, croît aussi ce qui sauve. »

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AVANTAGES DE LA FLORE NATIVE / INCONVENIENTS DES ESPECES EXOGENES ET VARIETES HORTICOLES

Posté par Paul-Robert TAKACS le 19 novembre 2013

  • les variétés horticoles (hybrides, etc.) ont des pièces florales en général très transformées :
  1. pièces nectarifères altérées voire absentes > qualités nutritives diminuées vis-à-vis des nectarivores ;
  2. pièces mâles (étamines) modifiées (transformées en staminodes ou, chez les variétés à fleurs doubles, en pétales surnuméraires…) voire supprimées > capacité de fécondation diminuée voire annulée
  3. pièces femelles (carpelles) modifiées (transformées en pétales surnuméraires chez les variétés à fleurs doubles) voire supprimées > capacité de reproduction sexuée diminuée voire annulée ; qualités nutritives diminuées vis-à-vis des frugivores et/ou granivores

 

  • les chenilles des papillons ont un régime alimentaire spécialisé, à base de plantes régionales : elles ne mangent en général que quelques espèces végétales d’une région. Cultiver des espèces importées d’ailleurs et/ou des variétés horticoles affame certaines chenilles : le cycle de développement chenille > papillon est altéré ou interrompu.

 

  • la chenille de la Thécla du bouleau, petit papillon marron, malgré son nom, se nourrit exclusivement de feuilles d’arbres & arbustes du genre Prunus, comme les Merisiers, Cerisiers, Pruniers, Prunelliers… Quand la chenille, vert tendre, se laisse attirer à l’odeur par des Cerisiers du Japon, elle risque fortement la mort par défaut de camouflage sur les jeunes feuilles rougeâtres. D’où la raréfaction de la Thécla du Bouleau :-(

 

  • plusieurs espèces à l’origine étrangères à une région, arrivées artificiellement et non pas par leurs moyens propres (naturels), se sont complètement installées, intégrées dans les paysages à destination : on parle de naturalisation quand il y a sexualité complète et efficace, avec ressemis naturels, y compris des lieux d’entrée de l’espèce. Notamment parce qu’elles ont été importées sans leurs antagonistes naturels (herbivores, pathogènes, concurrents végétaux…), la présence de certaines espèces naturalisées peut poser des problèmes écologiques. Quand une plante étrangère s’installe et prolifère dangereusement dans une région, on la qualifie de plante invasive. Une espèce invasive est susceptible de :
  1. devenir fortement concurrentielle pour la flore native, par des jeux de compétition pour les habitats, pour les ressources, y compris par le biais d’une toxicité plante / plantes : c’est par exemple le cas de la Renouée du Japon, Fallopia japonica, allélotoxique ;
  2. constituer un danger pour la faune native, par exemple à cause d’une toxicité plante / animaux : c’est par exemple le cas du Raisin d’Amérique, Phytolacca americana, indigeste à mortelle en fonction des quantités ingérées et des espèces herbivores (cf. hémorragies intestinales chez des Cervidés de nos régions) ;
  3. modifier la dynamique des écosystèmes : c’est par exemple le cas du fonctionnement des milieux humides et aquatiques, notamment en cas d’invasion par les Jussies. La prolifération de la plante constitue un voile sur les berges et à la surface de l’eau. Les plantes submergées ne peuvent plus faire la photosynthèse : par manque d’oxygène, le milieu aquatique devient asphyxique : la biodiversité aquatique régresse. Les chaînes alimentaires sont altérées. En fin de saison, la biomasse végétale pourrit et génère du gaz méthane, gaz à effet de serre (GES) plus virulent encore que le CO²

 

  • les espèces natives d’une région sont naturellement les plus adaptées aux conditions de sol (pédologiques), de climat, de gestion des ravageurs :-)

 

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